Évaluation des entreprises : ce que change le nouveau guide de la DGFiP (édition 2026)

Vingt ans après sa dernière refonte, l’administration fiscale a publié en juin 2026 une nouvelle édition de son Guide de l’évaluation des entreprises et des titres de sociétés. Le précédent datait de novembre 2006, lui-même successeur d’une version de 1982. Autant dire que le document était attendu.

En deux décennies, les pratiques d’évaluation ont profondément évolué. De nouvelles normes comptables sont apparues, la norme IFRS 16 sur les contrats de location et la refonte du résultat exceptionnel en tête, tandis que la jurisprudence de la Cour de cassation et du Conseil d’État s’est considérablement enrichie. Le guide de l’évaluation des entreprises de la DGFiP se devait de rattraper ce décalage.

L’enjeu dépasse la seule doctrine administrative. Ce document va structurer, pour les années à venir, le dialogue entre l’administration et les contribuables : dirigeants qui préparent une transmission, actionnaires confrontés à une donation ou à une succession, groupes familiaux soumis à l’IFI, sociétés dont une cession fait l’objet d’un contrôle.

Nous reprenons ici la logique d’ensemble du document, les méthodes qu’il préconise, les évolutions les plus marquantes par rapport à 2006, et surtout la manière de s’y préparer concrètement lorsqu’une valeur doit être défendue face à l’administration.

À quoi sert le guide de l’évaluation des entreprises de la DGFiP

Contrairement à une idée répandue, il n’existe pas de « valeur fiscale » d’une entreprise ou de ses titres. Pour asseoir l’impôt, l’administration doit rechercher une valeur de marché, avec les mêmes outils que n’importe quel évaluateur.

La recherche de la valeur vénale, une notion façonnée par le juge

La valeur vénale correspond au prix auquel les titres pourraient normalement se négocier à la date du fait générateur, dans le jeu normal de l’offre et de la demande. Aucun texte ne la définit : la notion résulte entièrement de la jurisprudence. C’est ce qui explique le ton du guide, davantage méthodologique que normatif, et son ancrage jurisprudentiel considérablement renforcé dans l’édition 2026.

Un outil de dialogue, pas un barème

Le document poursuit quatre objectifs : apporter un soutien méthodologique aux agents, harmoniser les pratiques entre services, réduire le contentieux en matière de titres non cotés, et offrir de la transparence au contribuable, qui peut y lire les principes orientant l’administration. Le guide précise d’ailleurs qu’il ne fournit pas de formules mécaniquement applicables. Il propose une ligne de conduite reposant sur l’analyse de la réalité de chaque entreprise et insiste, plus encore que la version précédente, sur l’échange contradictoire.

Vingt ans entre deux éditions : pourquoi cette refonte compte

1982
Première édition
2006
Édition précédente
2026
Édition en vigueur

Trois générations de doctrine administrative en un peu plus de quarante ans.

Un rythme de révision très lent, une portée pratique très large

Un document révisé tous les vingt ans a par construction une durée de vie longue. La version 2006 a servi de référence dans la quasi-totalité des discussions d’évaluation pendant deux décennies, y compris lorsque ses méthodes commençaient à dater. L’édition 2026 s’installe donc pour longtemps, et les praticiens ont tout intérêt à en assimiler la grammaire dès maintenant.

Ce que le guide n’est pas

Il ne s’agit ni d’un barème, ni d’un texte opposable au sens strict. Le guide ne crée pas de règle de droit et ne dispense jamais d’une analyse individualisée. Il met même explicitement en garde contre l’erreur consistant à déterminer mécaniquement une valeur à partir des trois dernières liasses fiscales. Pour le contribuable, cela signifie qu’une valeur reste défendable dès lors qu’elle repose sur un raisonnement documenté et cohérent.

La démarche d’évaluation en quatre temps

La force pédagogique de l’édition 2026 tient à sa structure, qui suit le cheminement logique d’un évaluateur plutôt qu’un catalogue de méthodes.

1
Le diagnostic stratégique et financierComprendre l’activité, le modèle économique, l’environnement concurrentiel, les forces et les faiblesses, avant toute mise en œuvre de méthode.
2
Le choix et la mise en œuvre des méthodesSélectionner les approches pertinentes au regard du diagnostic, et non l’inverse.
3
La combinaison des méthodesLe calcul des droits exige une valeur unique. L’administration privilégie une combinaison pondérée, consacrée par le juge, plutôt qu’une fourchette.
4
Les primes et décotesÉtape éventuelle, destinée à intégrer les caractéristiques que les méthodes n’ont pas déjà captées.

Pourquoi une valeur unique plutôt qu’une fourchette

Les praticiens privés raisonnent volontiers en approche multicritère et livrent un intervalle de valeurs. L’administration ne le peut pas : l’assiette d’un droit de mutation suppose un chiffre. D’où la pondération, dont les coefficients dépendent de la nature de l’activité, de la taille de l’entreprise et du caractère majoritaire ou minoritaire du paquet de titres évalué.

Une logique séquentielle qui protège le contribuable

Cette architecture en quatre temps a une conséquence pratique importante. Une valeur contestée par l’administration sans diagnostic préalable sérieux s’écarte de la méthode que l’administration s’impose à elle-même. C’est un angle de discussion réel lors d’un contrôle.

Les méthodes d’évaluation préconisées par l’administration

Le guide clarifie d’emblée un cadre conceptuel qui restait flou en 2006. Il distingue la valeur des capitaux propres, qui revient aux actionnaires, et la valeur d’entreprise, qui correspond à l’actif économique indépendamment de son financement. On passe de l’une à l’autre en retraitant l’endettement financier net et divers éléments de passage. Il distingue également l’approche directe de l’approche indirecte, et l’approche intrinsèque de l’approche analogique.

La primauté de la comparaison directe

Avant toute chose, le guide rappelle la primauté de la méthode par comparaison. En présence d’un comparable intrinsèquement similaire, c’est-à-dire une transaction antérieure portant sur les mêmes titres, proche dans le temps, réalisée dans des conditions équivalentes et sans collusion, il suffit de reprendre ce prix. Aucune autre méthode n’a alors à être mise en œuvre. Ce n’est qu’à défaut de comparable que les approches suivantes se combinent.

L’approche par les flux

La capitalisation d’un résultat normatif s’appuie désormais explicitement sur la formule de Gordon-Shapiro, qui capitalise à l’infini un flux affecté d’un taux de croissance à long terme. On peut capitaliser un résultat d’exploitation après impôt au coût du capital, ou un résultat net au coût des capitaux propres. Le taux d’actualisation est déterminé via le MEDAF. La méthode DCF est présentée en détail mais l’administration ne dispose que rarement des plans d’affaires nécessaires : elle l’examine surtout lorsque le contribuable la produit. La méthode des multiples, considérablement développée, applique un multiple d’EBIT, d’EBITDA, de chiffre d’affaires ou de résultat net à un agrégat de l’entreprise, avec des précautions strictes sur l’homogénéité des agrégats et la comparabilité des échantillons. La valeur de rendement, fondée sur les dividendes, reste adaptée aux titres minoritaires mais inapplicable sans politique de distribution régulière.

L’approche patrimoniale et la survaleur

Elle consiste à réévaluer chaque poste du bilan pour obtenir l’actif net réévalué. Le guide accorde une place centrale aux actifs incorporels souvent absents des comptes, fonds commercial, marques ou savoir-faire, que la méthode de la survaleur permet de valoriser : le superprofit, fraction de rentabilité excédant la rémunération normale des capitaux engagés, est capitalisé sur une durée limitée. Cette approche reste prépondérante pour les sociétés patrimoniales, holdings passives et SCI.

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Ce que change concrètement l’édition 2026 du guide

Au-delà de la modernisation générale du vocabulaire, plusieurs évolutions structurantes méritent l’attention de tout dirigeant concerné par une opération sur titres.

Point de méthodeÉdition 2006Édition 2026
Diagnostic préalablePrésent mais traité brièvementPartie autonome, avec bilan économique et retraitements détaillés
Cadre conceptuelNotions dispersées et implicitesDistinction systématique valeur d’entreprise et capitaux propres
Valeur de productivitéMéthode autonome, croissance implicitement nulleCas particulier de Gordon-Shapiro, avec taux de croissance explicite
Méthode des multiplesÀ peine esquisséeDéveloppements substantiels, dont l’incidence d’IFRS 16 sur l’EBITDA
Marge brute d’autofinancementEncore utiliséeQualifiée de « de moins en moins usitée »
Primes et décotesTraitement sommairePartie refondue, plus riche et plus nuancée

Le diagnostic élevé au rang de partie autonome

L’analyse préalable devient la première partie du document et gagne nettement en profondeur : bilan économique mettant en évidence l’actif économique financé par les capitaux investis, retraitements détaillés de la rémunération du dirigeant, des loyers non normatifs, du crédit-bail ou de la participation des salariés, distinction entre excédent brut d’exploitation et EBITDA, calcul d’un endettement financier net économique.

La prise en compte des évolutions comptables et réglementaires

Le guide intègre le règlement ANC 2022-06, avec la nouvelle définition du résultat exceptionnel et la suppression de la technique du transfert de charges à compter de 2025. Il traite de la norme IFRS 16, de la directive CSRD et des critères ESG dans l’analyse de l’environnement externe, et valide l’usage de la base DVF pour l’évaluation immobilière.

Primes et décotes : la partie la plus remaniée

C’est probablement là que les praticiens trouveront la valeur ajoutée la plus immédiate. La partie consacrée aux primes et décotes est nettement plus riche que celle de 2006, et surtout plus nuancée dans ses conditions d’application.

Contrôle, minorité, illiquidité et taille

Le guide traite successivement de la prime de contrôle et de la décote de minorité, de la décote d’illiquidité, de la décote de taille, des décotes liées aux contraintes juridiques telles qu’une clause d’incessibilité, de la décote pour homme-clé, de la décote de holding et de la décote pour fiscalité latente. L’évolution la plus notable concerne la décote de taille, désormais fréquemment intégrée au taux d’actualisation sous forme de prime de risque, plutôt qu’appliquée en décote sur la valeur obtenue.

La règle du non-cumul, fil conducteur du document

Un même risque ne doit pas être compté deux fois. Une entreprise dépendante de son dirigeant ne peut pas voir cette fragilité intégrée à la fois dans un résultat normatif minoré et dans une décote pour homme-clé. Une prime de taille logée dans le taux ne peut pas se cumuler sans discernement avec une décote d’illiquidité. Cette chasse aux doubles emplois est martelée tout au long du guide, et c’est souvent sur ce terrain que se joue l’écart entre la position du contribuable et celle du vérificateur.

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Bien se préparer face à l’administration

Pour les dirigeants, actionnaires et conseils confrontés à une transmission, une donation, une cession ou un contrôle, l’enseignement central est simple : l’analyse prime sur le calcul. Aucune formule ne remplace un diagnostic sérieux, individualisé et documenté.

Constituer un dossier d’évaluation défendable

La charge de la justification est partagée. L’administration se forge un avis à partir des informations disponibles, mais le contribuable qui se prévaut d’un retraitement, d’une décote ou d’une hypothèse spécifique doit en démontrer le bien-fondé. Un dossier solide rassemble en pratique plusieurs éléments :

  • Les comptes annuels et la justification écrite de chaque retraitement opéré
  • Le diagnostic stratégique et financier, avec ses sources sectorielles
  • Les plans d’affaires et leurs hypothèses, datés et contextualisés
  • Les comparables retenus et les motifs d’exclusion des autres
  • Le détail du calcul du taux d’actualisation et des pondérations appliquées

Ces documents, notamment les business plans et les présentations commerciales, doivent faire l’objet d’un débat contradictoire et ne peuvent être sortis de leur contexte. Un plan d’affaires optimiste préparé pour un banquier n’a pas la même portée qu’une projection établie pour valoriser des titres.

Les erreurs que le guide invite à éviter

La première est l’évaluation mécanique à partir des trois dernières liasses fiscales, sans compréhension du modèle économique. La deuxième est l’empilement de méthodes : une évaluation robuste n’est pas celle qui en cumule le plus grand nombre, mais celle dont chaque paramètre est justifié et cohérent avec le diagnostic. La troisième est l’absence de recoupement, alors que le guide invite systématiquement à vérifier les multiples induits par la valeur obtenue et à traquer les doubles comptages.

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Questions fréquentes

Le guide de l’évaluation des entreprises de la DGFiP est-il opposable à l’administration ?

Le guide n’est pas un texte de loi et ne crée pas de règle de droit. Il constitue une doctrine méthodologique interne à l’administration, publiée dans un objectif de transparence. Cela ne le prive pas pour autant de portée pratique. Un vérificateur qui s’écarterait sensiblement de la démarche qu’il décrit, par exemple en retenant une valeur sans diagnostic préalable ou en cumulant des décotes couvrant le même risque, s’exposerait à une contestation argumentée. Le contribuable peut donc s’y appuyer utilement dans la discussion, en montrant que son propre raisonnement respecte la logique du document. Il faut toutefois rappeler que les évaluations sont réalisées sous le contrôle du juge et que c’est la jurisprudence, non le guide, qui définit la valeur vénale. L’édition 2026 le reconnaît d’ailleurs explicitement en multipliant les références aux arrêts de la Cour de cassation et du Conseil d’État. En pratique, le guide fonctionne comme un terrain d’entente méthodologique : il fixe le vocabulaire et l’ordre des étapes, ce qui recentre le débat sur les hypothèses réellement discutables plutôt que sur la pertinence des méthodes elles-mêmes.

Comment est calculée la valeur vénale de titres non cotés ?

Il n’existe pas de formule unique. La démarche commence par un diagnostic stratégique et financier de l’entreprise, puis se poursuit par le choix de méthodes adaptées à son activité et à sa taille. Si une transaction antérieure portant sur les mêmes titres, proche dans le temps et réalisée dans des conditions normales existe, ce prix prime et dispense de toute autre méthode. À défaut, l’évaluateur combine plusieurs approches : une approche par les flux, qui capitalise un résultat normatif ou actualise des flux de trésorerie prévisionnels, une approche par les multiples tirés de sociétés ou de transactions comparables, et une approche patrimoniale fondée sur l’actif net réévalué. Ces valeurs sont ensuite pondérées pour aboutir à une valeur unique, la pondération dépendant de la nature de l’activité, de la taille de la société et du caractère majoritaire ou minoritaire du paquet de titres. Des primes ou décotes peuvent enfin être appliquées, à condition de ne pas faire double emploi avec un élément déjà pris en compte dans les méthodes ou dans le taux d’actualisation.

Quelle méthode retenir pour une holding ou une SCI patrimoniale ?

Pour les sociétés patrimoniales, holdings passives et sociétés civiles immobilières, l’approche patrimoniale reste prépondérante. La valeur découle de la réévaluation de chaque poste du bilan, essentiellement les titres de participation et les actifs immobiliers, pour obtenir l’actif net réévalué. Le guide 2026 valide expressément l’usage de la base DVF, qui recense les demandes de valeurs foncières, pour documenter la valeur des biens immobiliers détenus. Deux ajustements retiennent particulièrement l’attention dans ce type de dossier. La décote de holding, qui reflète l’absence de contrôle direct sur les actifs sous-jacents et les frottements liés à la structure, et la décote pour fiscalité latente, qui tient compte de l’impôt qui serait dû en cas de cession des actifs réévalués. Ces deux décotes font l’objet de développements nettement plus nuancés qu’en 2006, avec un rappel constant : elles doivent être justifiées au cas par cas et ne peuvent se cumuler mécaniquement avec d’autres abattements couvrant la même réalité économique.

Que faire si l’administration conteste la valeur retenue lors d’une donation ?

La première réaction utile consiste à identifier précisément le point de désaccord. Il porte rarement sur le principe des méthodes, plus souvent sur un paramètre : un retraitement de rémunération, le choix d’un échantillon de comparables, le taux de croissance à long terme, le niveau d’une décote. Le guide fait de l’échange contradictoire un principe central, ce qui ouvre un espace de discussion réel avant tout contentieux. Il convient ensuite de reconstituer un dossier complet justifiant chaque hypothèse, avec les sources externes correspondantes. Si un plan d’affaires vous est opposé, vérifiez le contexte de son établissement : le guide rappelle que les documents internes de l’entreprise doivent être débattus contradictoirement et ne peuvent être sortis de leur contexte. Enfin, examinez la cohérence d’ensemble de la position adverse, en particulier l’existence de doubles emplois entre le résultat normatif retenu, le taux d’actualisation et les décotes appliquées. Se faire accompagner par un expert-comptable rompu à l’évaluation dès cette phase amont évite le plus souvent d’aller jusqu’au contentieux.

La méthode DCF est-elle acceptée par l’administration fiscale ?

Oui, le guide 2026 la décrit en détail : flux de trésorerie disponibles prévisionnels, horizon explicite, valeur terminale et taux d’actualisation. L’administration ne l’applique cependant que rarement de sa propre initiative, pour une raison simple : elle ne dispose généralement pas des plans d’affaires nécessaires. Elle l’examine donc surtout lorsque le contribuable la présente. Cette configuration a une conséquence pratique importante. Si vous fondez votre valorisation sur un DCF, l’essentiel de la discussion portera sur la qualité et la crédibilité de vos prévisions, sur la cohérence entre la trajectoire projetée et le diagnostic stratégique, ainsi que sur la construction du taux d’actualisation. Un plan d’affaires produit pour d’autres finalités, une levée de fonds ou une demande de financement, sera examiné avec attention. Le guide invite par ailleurs à recouper systématiquement le résultat obtenu, notamment en vérifiant les multiples induits par la valeur d’entreprise calculée. Un DCF isolé et non recoupé, aussi rigoureux soit-il dans sa mécanique, reste fragile face à un vérificateur.

En résumé

L’édition 2026 du guide de l’évaluation des entreprises de la DGFiP confirme une orientation de fond : sécuriser juridiquement le contribuable tout en professionnalisant la démarche de l’administration. Cadre conceptuel clarifié, diagnostic préalable érigé en étape autonome, méthodes de flux modernisées, primes et décotes refondues, ancrage jurisprudentiel renforcé, le document s’aligne enfin sur les pratiques professionnelles.

Reste que la valeur d’une entreprise n’est jamais une donnée figée. Elle dépend autant de ses caractéristiques intrinsèques que du contexte économique du moment, et se défend avec un dossier, pas avec une formule. Le cabinet Soussan & Soussan accompagne dirigeants, actionnaires et groupes familiaux dans la construction de leurs évaluations et dans le dialogue avec l’administration, en amont d’une transmission comme lors d’un contrôle.

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Sources et références

  • Guide de l’évaluation des entreprises et des titres de sociétés — DGFiP, édition de juin 2026
  • Guide de l’évaluation des entreprises et des titres de sociétés — DGFiP, édition de novembre 2006, précédente version de référence
  • Règlement ANC 2022-06 — nouvelle définition du résultat exceptionnel et suppression de la technique du transfert de charges à compter de 2025
  • Norme IFRS 16 — traitement des contrats de location et incidence sur l’EBITDA des sociétés cotées comparables
  • Directive CSRD — reporting de durabilité et intégration des critères ESG dans le diagnostic externe
  • Base DVF (Demandes de valeurs foncières) — source de référence pour l’évaluation des actifs immobiliers
  • Jurisprudence de la Cour de cassation et du Conseil d’État — définition et appréciation de la valeur vénale des titres non cotés

Cet article présente les grandes lignes du Guide de l’évaluation des entreprises et des titres de sociétés publié par la DGFiP en juin 2026. Il ne constitue pas un conseil juridique ou fiscal personnalisé. Chaque situation d’évaluation appelle une analyse individualisée.